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dimanche 10 novembre 2013

Communiqué du SESS en date du 10 novembre 2013

Ce jour le vendredi 08-11-2013 s’est tenue la première réunion du Bureau National du SESS pour l’année universitaire 2013-2014 au sein du siège du SNAPAP, Alger.

Le premier point à l’ordre du jour a été le refus du ministère du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale de délivrer l’enregistrement du syndicat malgré toutes les démarches faites et la conformité du dossier déposé. Le Bureau National du SESS dénonce le recours à l’enquête faite par les services de sécurité (police et militaire) sur les membres fondateurs du syndicat, procédure illégale. Il constate que le recours à cette procédure pour justifier le retard dans la délivrance de l’enregistrement est irrecevable car non seulement il s’agit d’une procédure non règlementaire mais de plus, elle ne peut justifier la rétention de l’enregistrement. Les membres fondateurs sont des enseignants universitaires jouissant de tous leurs droits.

La pratique de ce type d’arbitraire par les différentes autorités en Algérie a conduit à voir figurer l’Algérie dans pratiquement tous les rapports dénonçant les atteintes aux droits, et ce quelles que soient les institutions et Organisations non gouvernementales qui les élaborent. Le conseil d’administration du BIT qui se réunira en Juin 2014 et auprès de qui le SESS a déposé une plainte étudiera surement cette énième entrave au libre exercice du droit syndical.

Le Bureau National a décidé d’envoyer une délégation au ministère du travail tout en relançant l’activité syndicale au sein des établissements universitaires sous l’égide du SESS car l’arbitraire n’a que trop duré.

Le deuxième point à l’ordre du jour a été consacré à la situation dans laquelle se trouve l’université Algérienne. Le SESS constate que des mesures, qui ont touchées les responsables des établissements universitaires et l’administration ministérielle, ont été prises par le nouveau ministre dans le sens de l’apaisement du climat qui règne au sein du secteur de l’enseignement supérieur. Ces mesures restent partielles au vu de la rupture actuelle entre le personnel enseignant et un grand nombre de responsables dans le secteur de l’enseignement supérieur. Le SESS espère voir le ministre continuer dans le même sens pour redonner confiance au personnel enseignant et à toute la communauté universitaire afin de stopper l’irruption de la violence comme moyen de régulation des conflits au sein de l’institution universitaire.

S’agissant de l’état désastreux de l’université Algérienne qui est illustrée par le fait que certains établissements universitaires n’ont pas encore commencé les enseignements (cours, TP ; TD...) alors que la majorité viennent juste de les faire, oblitérant ainsi la notion de semestre d’étude. le SESS estime qu’il est temps de rompre avec la politique de fuite en avant pratiquée par le précédent Ministre. En effet, si des textes régissant l’habilitation ou autre mécanisme ou procédure touchant à régenter la carrière scientifique des enseignants peuvent être revus il en est de même pour le système LMD qui n’en finit pas d’émietter et d’enlever toute substance au secteur de l’enseignement supérieur. La fausse concurrence entre enseignants concernant les offres de parcours a dénudé les diplômes non seulement de tout caractère national mais en plus a remis en cause le minimum d’homogénéité que l’on est en droit d’attendre d’un procès pédagogique au sein de l’Université Nationale Algérienne.

Le SESS dénonce la complicité des responsables des établissements universitaires et facultés devant les dépassements commis contre des instances telles que le jury de délibération ou contre les enseignants qui refusent de se taire devant les scandales et autres gestion par l’arbitraire. Cela est le cas au sein de l’université de Boumerdes et précisément au sein de la faculté d’économie ainsi qu’au sein de l’école normale supérieure de Bouzaréah.

Le SESS dénonce le licenciement arbitraire du Président du SNAPAP Rachid MALAOUI organisé par un clan du pouvoir qui continue à vouloir présenter un député à la retraite comme responsable d’un syndicat cloné qui n’abuse plus personne. Le SESS exige la réhabilitation du Président du SNAPAP dans ses droits.

Alger le 10-11-2013

Le Coordonnateur National
Kaddour CHOUICHA



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