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mardi 9 décembre 2014

L'enseignant et l'université (Section SESS UDL)

La meilleur méthode pour détruire une institution, ou la société, est de refuser l'existence de contre-pouvoirs.
 Après l'éclaircie démocratique de la fin des années 80, les différents acteurs qui ont pris les commandes de notre pays ont œuvré de toutes leurs forces à museler la société et à faire taire; par tous les moyens; les voix critiques ou discordantes à l'égard de leurs projets ou leurs politiques. Dans les pays nantis et développés, les syndicats sont utilisés comme des sonnettes d'alarme et ils représentent un vrai contre-poids au pouvoir de l'administration, des politiques et des patrons. Dans notre pays, tout est fait pour les corrompre, les casser, les interdire et les ignorer. Malgré les textes relativement souples pour la constitution de syndicats, les pouvoirs publics font dans de déni de droit. Le dépôt du dossier du syndicat SESS a été remis le 19/01/2012 au ministère du travail et attend jusqu'à ce jour son enregistrement qui devrait intervenir règlementairement après UN MOIS.
Au niveau de l'université tout a été fait pour geler toute activité syndicale ou dialogue social,  le résultat est là: Une université clochardisée sans buts ni objectifs.
Le constat qu'on pourra faire pour le cas de l'université de Sidi Bel Abbès est pratiquement le même pour tous les autres établissements du supérieur.
- A partir de 2006, l'université de Sidi Bel Abbès a vécu avec la loi de la jungle, la loi du plus fort et où l'enseignant et l'institution étaient les plus faibles. Des années de Hogra et de mauvaise gestion et d'impunité. Malgré quelques mouvements de protestation le mal est fait et les mauvaises habitudes et mauvais réflexes ont bien pris malgré la destitution du recteur (frère du ministre).
- A l'université de Sidi Bel Abbès, l'administration ne fait qu'à sa tête (plus exactement aux têtes et aux désirs de ses responsables) loin de toute concertation.
- La pédagogie est reléguée au dernier plan,
- Pas un jour ne passe sans entendre parler de la fermeture (avec cadenas) de tel ou tel site de l'université. Aucune explication n'est donnée sur les vrais motifs de ces actions et sur les concessions faites par l'administration ou solutions trouvées (avec qui ???) pour la réouverture de ces sites qui seront refermés quelques jours plus tard.
- Pour faire taire ces voix, des décisions anti-pédagogiques sont prises sans avis des instances concernées.
- Non respect des normes pédagogiques (délais, réalisation, délibérations, orientations,  non mise en place du tutorat, ...)
- Problèmes des concours de magister et autres doctorat
- Problèmes de gestion des carrières des enseignants. Progression, échelons, ...
- Problèmes dans les recrutements des enseignants (opacité, retards dans les concours, absence de discussion sur les profils, ... )
- Problème de la définition de la charge statutaire des enseignants.
- Absence de vision pour la recherche et absence d'aide et d'encouragement à l'organisation de manifestations scientifiques.
- Absence d'aide à la COSE.
- Problèmes sociaux passés sous silence.
- Problème des choix des responsables et longévité de certains d'entre eux dans leurs postes.
- Restructuration irréfléchie de l'université et des facultés.

Ceux-ci ne sont que des têtes de chapitres et toute cette situation déteint sur la dignité de l'enseignant et œuvrent à plus de blocages qui amèneront à coup sûr à une explosion de la situation au sein de l'université qui aura des répercussions sur son environnement.
L'heure est venue pour se réorganiser afin d'éviter le pire à notre université et pour redonner à l'enseignant la place qui est la sienne au sein de l'université et à notre université sa place au sein de la société.

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