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Historique de la lutte de l'ENSA ex-INA

lundi 24 juin 2013

Communiqué en date du 22 juin 2013

COMMUNIQUE

Le Bureau national du SESS (Syndicat des Enseignants du Supérieur Solidaires ) réuni les 21 et 22 juin 2013 au sein du local du SNAPAP, Alger constate qu’après plusieurs mois les autorités publiques et à leur tête le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale s’entêtent sur le terrain de l’illégalité puisque l’enregistrement du SESS n’est toujours pas accordé alors que le représentant du Ministère avait lors de sa dernière entrevue avec les représentants du SESS déclarait : « le dossier est clos du point de vue administratif. Il ne reste que la décision politique qui n’est pas de mon ressort ».


L’Algérie, en tant que pays cité dans le rapport des experts, vient d’échapper de justesse à l’analyse de son cas par le conseil d’administration du Bureau International du Travail (BIT), lors de sa dernière session (Juin 2013). Toutefois, la résolution des experts de ce bureau signale que lors de la prochaine (juin 2014) le cas des multiples entraves à l’exercice du droit syndical en Algérie doit être étudié. Le Bureau national du SESS a pris la décision de relancer la mobilisation au sein des établissements universitaires dés le début de la prochaine rentrée universitaire, car l’attente n’a que trop duré alors que la dérive de l’Université Algérienne ne fait que s’accentuer.

A cet égard, la fuite en avant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique dans sa vaine tentative de faire croire que les problèmes sont pris en charge ne peut être que lourde de conséquences pour l’Université Algérienne. Les scandales qui secouent les établissements universitaires (plagiat, trafic de tout genre, appel à la justice pour réprimer toutes les voix critiques, refus de sanction, promotion sociale et administrative sans aucune contre partie pour les protégés et entraves de carrières pour les anonymes ou les personnes qui refusent de se taire etc.) sont autant d’indices qui font office de bilan à mettre sur le passif de l’actuel ministre et de son administration.

Le recours aux équivalences administratives au lieu des équivalences scientifiques, aussi imparfaites soient elles, entre diplômes et programmes est la source de désarroi et de perturbation créés au sein des enseignants titulaires des différents doctorats, la juxtaposition de plusieurs systèmes tous importés et appliqués mécaniquement n’en finit pas de faire désespérer le personnel enseignant.

Les dépenses importantes affectées aux stages ne peuvent faire l’économie de la question sur l’utilité et la finalité de ces stages. De même, se refuser à faire le bilan sans complaisance du système LMD en apportant à chaque fois des correctifs pour faciliter encore plus le flux des étudiants sans aucun critère sur l’accumulation supposée des connaissances met à mal l’université Algérienne.

La question du logement reste toujours posée car rien n’a été prévu pour sa résorption graduelle alors qu’une planification aurait pu épargner aux enseignants et enseignantes ainsi qu’a l’Université Algérienne cette contrainte qui pèse de tout son poids. Même le programme dit présidentiel de logements adéquats pour le personnel enseignant voit le blocage de l’affectation des logements alors qu’une certaine partie a été achevée.

L’hégémonie de l’administratif sur le pédagogique et le scientifique illustrée par le traitement à géométrie variable pratiqué par l’administration ministérielle quand à la condamnation par la justice de l’actuelle directrice de l’ENSA (ex INA, El-Harrach) toujours maintenue en poste alors que la suspension de salaire a été appliquée contre des enseignants du même établissement lorsqu’une plainte de la directrice a été déposée en justice. Même l’acquittement de nos collègues n’a pas suffi puisque il a fallu une grève de leurs collègues de l’établissement pour imposer leur rétablissement dans leurs droits. De même, le refus de laisser participer une enseignante membre du Bureau du SESS à la réunion du comité pédagogique (École Normale Supérieure de Bouzaréah) sans aucune justification, si ce n’est des accusations farfelues portées à son encontre par voie orale, indique bien la déliquescence dans laquelle nous entraine ce type de gestion qui fait fi des instances et des procédures pour s’installer sur le terrain de l’arbitraire.

Nous savons que c’est parce que le SESS a décidé de placer la question de la qualité de l’enseignement et de la recherche ainsi que celle de la nécessaire gestion démocratique juste mais rigoureuse au centre de ces préoccupations et de ses actions que l’enregistrement nous est refusé.

Cela ne peut que nous amener à interpeller nos collègues enseignants pour nous rejoindre en installant des sections SESS dans leur établissement, à défaut notre silence ne pourra être traduit que comme une complicité sachant que les mécanismes de corruptibilité nombreux et divers ont justement pour fonction d’installer ce type de climat.

Prenez contact avec le SESS à travers le site du SESS http://sess-dz.blogspot.com

Alger le 22-06-2013 Le Coordonnateur National

Kaddour CHOUICHA

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