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dimanche 3 février 2013

Menace de semestre “blanc” à L’ÉPAU : Les étudiants interpellent Bouteflika

Le 10 février prochain est la date butoir fixée par le collectif enseignants aux étudiants grévistes pour reprendre les cours faute de quoi le semestre blanc, décrété il y a quelques jours, sera effectif.

Le bras de fer opposant les étudiants en 1re et 2e années second cycle de l’École polytechnique d’architecture et d’urbanisme, Épau, et l’administration persiste. Après avoir décrété “le semestre blanc”, les enseignants ont lancé un nouvel ultimatum aux grévistes. Ces derniers sont contraints de reprendre les cours d’ici le 10 février prochain, faute de quoi la décision de ne pas valider le semestre 1 pour les deux promotions et de le considérer comme “semestre blanc” sera effective. Ne sachant quoi faire et considérant que l’administration de l’école est la première responsable de cette situation qui n’arrange aucune des deux parties en conflit, les étudiants se tournent vers le premier magistrat du pays. Une lettre ouverte a été adressée par les étudiants des deux promotions au président de la République et au Premier ministre. “Nous vous prions Monsieur le Président d’intervenir pour mettre fin à notre calvaire et nous protéger de la menace ‘’d’un semestre blanc”, voire d’une ‘’année blanche si les cours ne reprenaient pas le 10 février prochain”, que brandissent nos enseignants en réponse à une simple revendication pédagogique.”

Les étudiants expliquent à Bouteflika qu’avant d’arriver à la formule extrême de la grève, ils ont tenté de régler les innombrables contraintes et lacunes  recensées par le dialogue. Mais ils se sont heurtés à un long mutisme.

“Nous ne vous cachons pas notre déception continue vis-à-vis de l’administration de l’Épau, qui, au lieu de répondre à notre requête, nous fait la sourde oreille.”  Pis, elle a usé de mensonges “en nous disant que notre évaluation est gérée par les deux décrets exécutifs 711 et 712 et que notre problème a été débattu lors de la réunion de la commission des écoles hors universités.” Des déclarations démenties par les responsables de tutelle “qui nous ont expliqué que la réforme exige un enseignement basé sur des séminaires de recherche, des stages, des activités culturelles et intellectuelles denses, des conférences, des visites sur des chantiers finis ou en cours de réalisation ainsi que des projets de jumelage, des voyages organisés en relation avec notre formation afin de relier la théorie à la pratique”. Abordant leurs revendications pédagogiques pour lesquelles ils ont été pénalisés, les étudiants insistent sur le droit à un enseignement de qualité, et ceci passe par la mise en place d’un véritable règlement d’études élaboré en concertation avec les différents acteurs pédagogiques de l’école. Autres revendications des étudiants la révision des modalités d’évaluation et la compensation verticale et horizontale, entre les unités d’enseignement et entre les deux semestres de la même année nous est essentielle, due à l’absence de coordination entre les modules.  Les étudiants espèrent enfin que “vu la gravité de la situation, notre cri de détresse à travers cette lettre va trouver un écho positif et que contrairement à nos autres interlocuteurs, vous agirez en notre faveur et sauverez notre avenir”. L’appel des étudiants sera-t-il entendu par Bouteflika ?

M B, Liberté du 03 février 2012

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