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jeudi 12 avril 2012

Liberté | Conflit EGSA - syndicat d’entreprise : Malaise dans les aéroports du Centre

Le syndicat d’entreprise brigue la menace de grève si la direction persiste à “passer outre les lois de la République”.

Parmi la trentaine d’aéroports que compte l’Algérie, 17 d’entre eux, dont Béjaïa, Boussaâda, Tamanrasset, Ghardaïa, Djanet, Illizi, In Aménas, In Guezzam, In Salah, Ouargla, Chlef, Laghouat, Hassi-R’mel, Hassi-Messaoud, Touggourt, El- Oued et El-Goléa, vivent une effervescence sans précédent. Le syndicat d’entreprise a déjà obtenu le feu vert de l’UGTA pour enclencher la grève, mais il a choisi  la voie légaliste et temporise afin de justifier largement tout autre action radicale, à l’image du recours à la grève sérieusement envisagée dans un proche avenir. L’origine du problème, qui oppose Mohamed Aoudia, directeur général de l’Établissement de gestion des services aéroportuaires (EGSA), au syndicat d’entreprise affilié à l’UGTA remonte à juin 2011. Cette date correspond au renouvellement des instances syndicales et à l’installation du nouveau conseil syndical, comme l’atteste une correspondance émanant de la Fédération nationale des travailleurs des transports (FNTT). “La Fédération nationale des travailleurs des transports a procédé en ce jour 3 juin 2011 à l’installation du conseil syndical et du secrétariat exécutif de l’entreprise EGSA-Alger pour un mandat syndical de trois ans en prenant effet le 27 juin 2011 et expirant le 26 juin 2014”, lit-on sur le document adressé à la DG. C’est là que le conflit a pris naissance avec le refus d’Aoudia de reconnaître cette instance et n’a pas manqué de le faire savoir à travers plusieurs écrits, dont nous possédons des copies, destinés à la FNTT et en l’occurrence à l’UGTA elle-même. 

Outré par de pareille attitude, le syndicat dénonce “l’ingérence dans ses affaires syndicales” et multiplie les écrits pour faire revenir à la raison leur employeur qui, jusqu’à présent, ne veut rien entendre. Le 18 mars dernier, dans une énième correspondance signée de la main de Falcou, secrétaire fédéral chargé de l’organique, la FNTT tente une percée à travers des menaces à peine voilées. “Faisant suite à votre correspondance citée en objet, nous vous rappelons encore une fois nos précédentes correspondances aux termes desquelles nous vous affirmons que votre statut d’employeur ne vous permet en aucune manière de vous ingérer dans les prérogatives de notre organisation syndicale et surtout celle ayant trait à la constitution du syndicat d’entreprise”, écrit la FNTT en guise de rappel à l’ordre, et va plus loin encore : “Sachez que votre pertinence à passer outre l’application de la réglementation en vigueur et les lois de la République, et ce, malgré la légalité prouvée du syndicat d’entreprise par l’inspection du Travail de Dar El-BeÏda (…).” Et de poursuivre : “Vous comprendrez donc que la FNTT ne peut enfreindre au contexte de la loi 90/14 et à celles du règlement intérieur de l’UGTA pour satisfaire vos souhaits d’avoir un syndicat d’entreprise qui répond à vos aspirations.”

Pareille missive devrait faire réagir les autorités compétentes à tous les niveaux pour remédier à ce dépassement de droit. Or, le syndicat n’essuie que le silence qui vient en rajouter pour faire monter d’un cran le malaise persistant. Celui-ci se propage même aux autres aéroports du pays avec la grève de la “main” enregistrée à Oran et à Tiaret, ou encore à Constantine où les travailleurs auraient interdit avant-hier au DG l’accès à l’aéroport en guise de protestation. “Nos droits sont bafoués et l’absence de syndicat nous prive d’améliorer la situation des travailleurs qui va en se détériorant. Comment peut-on laisser faire une chose pareille dans un État de droit !”  s’est indigné le syndicat qui s’est présenté à notre rédaction muni d’un dossier aux arguments irréfutables. Toutes nos tentatives de contacter la DG de l’EGSA se sont avérées vaines. À noter que la contestation ne concerne pas l’aéroport international d’Alger qui est une mono-unité gérée à part par la Société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires (SGIA) en partenariat avec ADP et reste tout de même une filiale de l’EGSA.

Nabila SAIDOUN, Liberté du 12 avril 2012

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