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mardi 27 mars 2012

Rachid Bebbouchi : «les mathématiques fondamentales risquent de disparaître du paysage algérien»

Le phénomène a été constaté à l’échelle mondiale. Plusieurs études ont été faites pour essayer de l’expliquer. A mon humble avis et concernant ce phénomène en Algérie, notre société exige d’un étudiant à choisir une filière «rentable» (pression des parents, des amis, de la rue). Il est vrai que les mathématiques ne débouchent pas généralement sur des métiers aussi lucratifs que la médecine, le droit, l’économie ou même l’informatique. Pour pallier cette situation, dans les années 1980, on a essayé d’imaginer des filières d’ingénieurs en mathématiques et, effectivement, les ingénieurs en recherche opérationnelle (qui n’est pas une branche mathématique répertoriée dans la nomenclature officielle de l’American Math Society) ou en probabilités et statistiques ont pu être recrutés dans des sociétés «guadrate» comme Sonatrach ou Sonelgaz, mais les filières traditionnelles en mathématiques fondamentales ont subi une désertion encore plus accentuée (en 2010, sur près de 400 étudiants en mathématique informatique, seule une dizaine ont choisi de faire la licence de mathématiques à l’USTHB). A terme, et si on n’entreprend rien, les mathématiques fondamentales risquent de disparaître du paysage algérien. Deux mastères en mathématiques fondamentales n’ont jamais pu fonctionner depuis leur création en 2009, faute du nombre exigé de 13 étudiants inscrits à l’USTHB. Est-ce que l’Algérie en souffrirait ? L’avenir nous le dira.

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Par Mohamed Fawzi Gaïdi
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